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Aujourd’hui : L’ « affaire Dulull »
Paul S., un ami qui a potentiellement la possibilité d’être un probable futur cinéaste, me fait régulièrement l’apologie du système suédois, oussque les politiciens sont dans le monde des idées socialement koules. Ici à Maurice, on a beau être dans le monde des idées socialement koules aussi, le fardeau de la réalité vous retombe rapidement sur le coin de la gueule.
Corrompu (présumé) !
Ainsi, une affaire déchire actuellement l’actualité tranquille du gouvernement mauricien, occupé ça et là à organiser la visite du PM en France, et autres réjouissances.
C’était sans compter une enquête en cours du Central Criminal Investigation Department (CCID) : Un représentant d’une entreprise sucrière, Anil Nemchand, a ainsi allégué que le Ministre du Logement Asraf Dulull (ça s’prononce Deuleule, et c'est à gauche pour sa gaine) aurait « réclamé » 5 roupies multipliées par 107 pour faire « avancer » un projet de Resort dans le Sud dans lequel est impliqué ladite compagnie...
Ajoutons à cela que le ministre, qui nie tout en bloc (tu t’attendais à quoi ?), n’est pas aidé par le fait que l’intermédiaire entre le groupe sucrier et le ministère n’est même pas fonctionnaire, mais concessionnaire Subaru. Et c’est en qualité que d’ « ami du ministre du Logement » que cet intermédiaire aurait avancé le chiffre de Rs.50M. Et pan sur le bec : Inculpation pour trafic d’influence. On rigole encore plus devant l’excuse de collégien du vendeur de voiture : Les cinquante millions auraient été utilisés pour des projets sociaux dans la région.
Alors forcément, devant ça, Navin, notre PM adoré, a balancé que dès qu’il avait eu connaissance de l’affaire, il avait téléphoné au Commissaire de Police et demandait « qu’une enquête soit faite en toute transparence »… Qu’est-ce que la police et la justice ne feraient pas sans lui ! Merci de ton soutien Navin.
« Sport national »
Si l’on est pas encore sûrs du comment auraient été utilisés les cinq milles patates (en roupies), puisque l’on peut légitimement douter que l’achat de maisons neuves et de voitures de sport soit compris comme un projet social, il est un fait avéré à Maurice : la corruption est une action banalisée.
Elle va du petit baksisse (gratification pécuniaire) offert au condé qui a mis une contravention malencontreuse au partage de la recette du (petit) trafic de gandia pour éviter les emmerdements, en passant par le paiement d’une taxe supplémentaire au douanier pour qu’il ferme les yeux sur des marchandises douteuses… Même le patron des douanes mauriciennes, le canadien Bert Cunningham qualifiait la corruption de « Sport national », lors d’une interview donnée à « L’express » qui faisait suite à sa désignation -par le même journal- de Mauricien de l’année.
Un sport national qui fait certainement plus briller le revers de la médaille que son endroit.
A vous Cognacq-Jay,
MarmaLux.
P.S. : La présomption d’innocence ? Et alors ?
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