Un week-end très (trop) calme.
Vendredi au Kenzi…
Alors, comme je m’étais gourré de date pour l’arrivée de mes parents (on m’a fait comprendre que c’était le 11, mais en fait, non, c’était le 12), j’ai décidé d’effectuer un court séjour chez Claire et Thibaut, qui, les chanceux, habitent à Flic-en-Flac, plage mythique dont je vous parle assez souvent sur ce blog, du fait de sa proximité avec Beau-Bassin.
L’occasion pour moi de regoûter à l’eau salée, dans laquelle je n’avais pas pataugé depuis… depuis… que Silène est partie ! (Soit un mois et demi)
Ca me manquait tout ça, et je me suis vite remis dans le bain, si j’ose dire. Dès mon arrivée, hop, direction plage, puisqu’il suffit de traverser la route pour y accéder de chez Tic et Tac Thibaut et Claire, et baignade agréâble alors que le soleil couchant repeignait le ciel avec des couleurs bien choisies… Claire résumait ainsi le pestac’ qui s’offrait à nous : « On dirait une aurore boréale ! »… Elle n’avait pas tort…
Le soir même, direction le Kenzi Bar, sur invitation de mes hébergeurs d’une nuit… Déprimant pour moi. Trois bières sifflées et, non, je ne suis pas bourré comme certains veulent le faire croire. Je n’ai plus l’habitude d’être entouré de blancs (dans mes temps de loisir) à vrai dire. Et en l’occurrence, ça faisait très « soirée d’expatriés », malgré la bonne ambiance générale… Un peu de blues pour moi. Discussion avec Edgar, éducateur équestre, passé par Madagascar et venu prendre un peu de bon temps à Maurice. Et un peu de rire avec la chanson de Boris, Secrétaire Général et Agent Comptable du Centre Cul-turel, intitulée, je vous le donne en mille, «
Samedi
Rien.
Baquage au lever du soleil dans l’Océan Indien… Chouette !
Rentrée à Rose-Hill au Centre Culturel Français, pour emprunter un (ouhla, vieux !) numéro des « Manière de Voir » du Monde Diplomatique… Sur l’internet encore…
Quelques menus achats, les DVD de Star Wars, extrêmement bien piratés, des fringues, etc. Un ventilateur en prévision de la venue de mes parents, et, finalement, la réservation d’un tacot pour aller les chercher. Horaire de départ convenu avec le chauffeur : 5h30.
Je mate « Un Nouvel Espoir »… et me pieute vers 23h30.
Dimanche : Independence Day
Dans le rôle des Envahisseurs : Pôpa et Môman.
Comme prévu, je me suis réveillé à 6h au lieu de 5h, et le taxi commençait à s’impatienter. Bon, on a fait avec, et finalement, nous sommes arrivés à temps. Les vieux étaient bien fatigués du voyage. Je les ai traînés à Port-Louis, tout de même, pour aller voir la « cérémonie » du 12 mars, soit le 14 juillet local, qui se déroulait sur la Place d'Armes et le Caudan Waterfront. Au menu, nous avons eu droit à un show aérien plutôt froid, puisque cela se résumait à quatre des cinq hélicos de l’Unité aérienne de la police. Un petit défilé militaire. Et puis voilà.Je les ai aussi baladés dans Port-Louis, avec son marché si "space", et les préparations de "Holi" une petite fête hindoue qui vaut son pesant de cahouètes.
Ce qu’il y a, en fait, de plus notable dans le « 12 mars », ce sont les bâtiments qui se parent de l’arc-en-ciel du drapeau mauricien, et j’peux te dire que ça pète dans les rues, et c’est bin zoli.
Mais globalement, cette teuf était plutôt froide… On ne sent pas, chez les gens qui assistaient à ces festivités le sentiment « Nou pays, nou fierté » que tentent d’instaurer les autorités locales. Le tableau n’est jamais totalement négatif, je vous rassure, mais vraiment, là encore, on constate que les habitants de l’île font avant tout partie d’une communauté avant d’être Mauriciens. Ce n’est pas une fatalité, heureusement. Des exemples récents, donnés principalement par le sport (comme toujours s’pas ?), montrent que cet esprit de nation existe parfois. Maintenant, il s’agit de généraliser cet esprit de cohésion et ne plus le soumettre de façon quasi-contractuelle aux grandes performances sportives, etc. Je pense que vous savez de quoi je parle. Nous aussi, on croyait le « Black-Blanc-Beur » éternel.
Devant l’HSisme de mon pôpa et ma môman, nous sommes rentrés assez vite, en sachant que les défilés militaires ne sont sans doute pas les manifestations les plus intéressantes qui soient. C’était assez marrant de les voir crevés !
Après leur réveil, nous allons au parc Balfour, dont les cascades sont devenues assez impressionnantes ! Mais rien de bien folichon… Je traîne les parents à Rose-Hill pour leur montrer le point de départ de leurs périples futurs, et nous nous calons au Plaza, bien tranquille, à bouffer des glaces et à mater les enfants qui courent un peu partout.
Un dimanche très calme en vérité…
Bisous
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NOUVEAU?
Chronologiquement.
SOLIDARNOSC?
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Le meilleur est à venir encore!