Quand tes parents sont là, faut bien que tu cherches quelque chose à faire…
Welcome to « Honey-Wood »!
Alors bon, fallait bien que l’on se bougeâsse les fesses… Nous avons donc pris le bus ziska Curepipe, et, de là, enchaînâmes vers Bois-Chéri, un endroit où s’qu’on était déjà z’allés avec ma Silène, sans pour autant faire plus d’activité que ça, s’pas ?
Ca tombait bien, la visite de l’Usine de production de thé1 pouvait se visiter. On allait pas se priver. Pour la modique somme de 200 roupies (quand même !) :
1- Nous avons eu le loisir d’arpenter la grande salle servant de musée du thé, avec tout plein de vieilles machines à écraser les feuilles de thé, des jolis tableaux et affiches en tout genre, dont cette carte du monde qui a cru bon de mentionner qu’au Sahara, y’avait « No water » donc « No tea »2… Egalement, au milieu de ce musée, une superbe locomotive, qui n’a pas servi de transport pour le thé (enfin, si, sans doute) mais plutôt comme chaudière pour l’usine entière. Un recyclage malin ! Mais vu que j’aimeuh pas du tout les musées, j’me suis pas trop attardé.
2- La visite de l’usine à proprement parler : Cette partie là aurait sans doute été plus intéressante pour vous si j’avais pu la mettre en odorama… Car les différents « parfums » que sécrète une simple feuille (plutôt un gros tas de feuille, CQFD) sont tout simplement extraordinaires. Ca sent l’herbe coupée, les épinards, la pelouse sèche et brûlée (oui, oui, y’a des odeurs insoupçonnée comme ça qui vous reviennent à l’esprit), et enfin la bonne vieille odeur de thé nature. M’enfin, à défaut d’odorama, vous prendrez bien une louche de diapos ?
Commençons par le commencement :
Le thé, et ben il est récolté par des dames que l’on doit photographier de dos. Ce n’est pas qu’elles sont vilaines, mais en ce moment, j’ai la flemme de courir pour faire une belle photo4. Donc le thé est cueilli deux fois par jour, par des ouvrières comme celles que vous venez de voir, et stocké dans des sacs de jute, qui sont envoyés dans des parties inaccessibles de l’usine via une sorte de monorail dont le nom m’échappe… Là-bas, on le fait sécher pendant 24 heures, avant de commencer son traitement :
Les feuilles sont ainsi triées, séparées de leur tige, découpées en minuscules morceaux par les machines, re-séchées, chauffées à mort à les noircir, peignées, déversées dans d’autres sacs de jute selon le type de thé créé (ainsi, il y a quatre tailles différentes… plus le « grain » créé est petit, plus le goût du thé est fort)… Et ensuite ? Ben on envoie le tout à l’empaquetage, pardi ! Là, les arômes de thé sont ‘achement fort ! C’est normal, vu que les différents types de thé parfumé sont produits ici, simplement en foutant le thé dans une sorte de container, et avec du parfum mais fort, fort, fort le parfum, à tel point que j’ai failli vomir en sentant le « Noix de Coco »… Moi qui croyais que c’était naturel tout ça… J’me trompais lourdement !!!
3- On est invité à boire quelques tasses de thé (pas trop non plus, faut pas pousser), sur les hauteurs de la propriété, avec ce joli lac artificiel (le padre soutient qu’il s’agit d’un cratère), vue sur le lagon de Blue Bay, et tout et tout. C’est là que je repars à l’aventure, mais seul cette fois. Mes parents retournent au « camp de base », pendant que je me dirige d’un pas boitillant (il faut lire le 4, hein ?) vers le…
Kanaka Crater
Non, ça n’a rien à voir avec Christian Karembeu, ni Nouméa (au passage : Bonjour à Sarah de son archipel !).
C’est un endroit assez important de Maurice, du point de vue de son histoire géologique. Contrairement à ce que j’ai pu dire sur le Trou-aux-Cerfs, c’est sans doute le Cratère Kanaka qui est le volcan fondateur de notre petite île…
Petit récit de cette balade :
J’ai quitté mes parents devant l’usine de Bois-Chéri, et ai continué vers Grand-Bassin. Un embranchement indique « Kanaka Crater, 3km ». Je suis, forcément !
Les choses se compliquent pourtant assez vite :
Progressivement, la route s’accidente un peu plus, mes tongs restent enfoncées dans la boue, et les champs de thé disparaissent. Le petit chemin se perd dans la verdure, et débouche sur une impasse. « Arf, j’me suis encore perdu », pense-je. Et la drache commence à tomber, moi qui n’ait pour abri qu’un vieux coupe-vent « Paris 2012 »© (collector), ayant laissé ce con de parapluie à mes parents… Orage = ô désespoir.
Cependant que mon moral approche le zéro absolu, c’est vous dire combien j’avais froid, je vois un petit sentier serpenter vers les hauteurs, entre deux ou trois buissons remplis de Goyaves de Chine… Je grimpe, ne sachant pas vraiment où tout ça débouche.
Et voilà, en haut, la vue qui s’offre à moi (illus').
Ce s’ra tout pour aujourd’hui !
Zoubis !!!
Marmerde.
PS : Je suis sacrément dans la merde les enfants. J’ai dépensé pour 4582 Roupies et 38 sous en "appels téléphoniques subventionnés". Ca a été remarqué dans les rapports détaillés en dépense téléphonique. J’ne vous dis pas le caca nerveux. Mais je ne paierais pas. Pas encore. Y’en a marre de raquer pour travailler.
En revanche, je n’appellerais plus. Bisous.
1 : Cher lecteur, si tu tombes pour la première fois sur ce blog, sache que Bois Chéri, c’est du thé, du thé et encore du thé.
2 : Des fans de culture targuie (oui, oui, on dit « un targui, des touaregs3 ») peuvent-ils me confirmer cela ? Parce que, si j’me souviens bin, les touaregs boivent du thé, comme dans l’ensemble du Maghreb ? Enfin ça, c’est p’t’êt’ ma vision d’Occidental… D’ailleurs y’a p’t’êt’ même pas de targui dans le sahara…
3 : Je sais c’que vous pensez : Ce blog nous apporte même des infos sur des trucs qu’on soupçonne même pas.
4 : Accessoirement, j'ai un ongle incarné, et ça fait mal!!!
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NOUVEAU?
Chronologiquement.
SOLIDARNOSC?
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Le meilleur est à venir encore!